100 mètres, 200 mètres, relais 4×100 mètres… tous les amateurs de compétitions sportives internationales le connaissent. En France, Guy Ontanon est à l’athlétisme ce que Aimé Jacquet fut naguère au football : un entraineur de haut niveau à l’origine de quelques belles et grandes victoires.

Grâce à ses conseils, Christine Arron, Muriel Hurtis ou Ronald Pognon pour ne citer qu’eux ont engrangé plusieurs titres européens et mondiaux.

Il a bien voulu nous accueillir dans sa maison en Seine et Marne.

Et pour vous c’était comment l’orientation post-bac ?
Construire son parcours de formation, trouver son orientation post bac, choisir une voie professionnelle… ne sont pas des enjeux réservés aux jeunes d’aujourd’hui. Il y a 30, 40 ou même 50 ans, nos aînés aussi cherchèrent à dénicher le métier de leur rêve.
C’est pour appréhender leurs expériences que nous les avons sollicités. C’est pour comprendre quels furent leurs projets, leurs difficultés, leurs hésitations, leurs erreurs… que nous les avons rencontrés.

Le parcours d’Olivier Brémond
Le parcours de Jean-Philippe Leclaire
Le parcours de Catherine Cusset

Guy Ontanon : du bac techno à la formation STAPS

De prime abord, on est tenté de penser qu’il a lui même bénéficié d’un entrainement sportif poussé. Grand, mince et doté d’une musculature plus proche de celle de judoka que de celle de joueur de pétanque… Guy Ontanon a lui-même la stature d’un athlète.

C’est qu’avant de devenir entraîneur pour sportifs de haut niveau, l’homme a pratiqué le basket. Comme équipier, puis comme entraîneur.

Dès son entrée au collège, ce passionné de sport n’a qu’un désir : devenir professeur d’Education Physique et Sportive.

coach sportif de haut niveauSon Conseiller d’orientation de l’époque lui recommande pourtant de passer un Bac F1 (Construction mécanique), ancêtre du baccalauréat Technologique.

Une filière assez loin de la voie scientifique, plus adaptée à un parcours vers STAPS (Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives).

…le conseiller avait expliqué à mes parents qu’en cas d’échec j’aurais au moins un métier en mains !

Arrivé en UFR STAPS, Guy découvre que le taux de réussite des bacheliers F1 au concours du CAPEPS (Certificat d’Aptitude au Professorat d’Éducation Physique et Sportive) n’est guère encourageant.

Décidément peu enclin à se lancer dans une carrière de dessinateur industriel, il se plonge dans la lecture des ouvrages des bacheliers scientifiques pour combler son retard.

Las, sa persévérance ne finira par porter ses fruits que quelques années plus tard, alors qu’il est déjà en poste dans un établissement scolaire.

Guy Ontanon : de professeur d’EPS aux Jeux Olympiques

Pendant une vingtaine d’années, d’abord comme maître auxiliaire puis en qualité de professeur d’EPS titulaire, Guy enseigne l’athlétisme aux collégiens et aux lycéens dont il a la charge.

C’est dans ce contexte qu’il cerne le potentiel de certains jeunes, tels que Fabé Dia et David Patros. Des qualités d’athlètes qui déboucheront jusqu’à une participation aux Jeux Olympiques de Sydney en 2000.

entraîneur sportif de haut niveau

Ses talents avérés de découvreur de talents le conduisent jusqu’à la Fédération Nationale d’Athlétisme, qui l’engage comme entraîneur national.

Après un passage au sein du Team Lagardère comme directeur chargé de l’entraînement et de la préparation physique des athlètes de haut niveau, Guy Ontanon est toujours entraîneur national à l’INSEP.

À posteriori, l’ancien bachelier techno ne déplore qu’une chose : ne pas avoir opté pour la formation scientifique qui lui aurait permis de suivre sereinement ses années en STAPS et, peut-être, de ne pas avoir échoué au CAPEPS.

En définitive, ce que regrette le coach aux multiples victoires internationales, c’est qu’un jour, on n’ait pas cru en lui ou que l’on n’ait pas su percevoir son potentiel.

Quant à celles et ceux qui seraient tentés par le même parcours, Guy Ontanon leur recommande d’aller jusqu’au bout de leurs rêves… mais aussi de ne pas hésiter à s’ouvrir à d’autres disciplines que le sport.

… il y a des tas de sciences telles que les neurosciences, et quand on arrive dans ce métier-là on a besoin au niveau des apprentissages, lorsque l’on veut transmettre, communiquer aux élèves, aux enfants, aux sportifs, on a besoin de tous ces champs-là afin de ne pas rester techno-centré sur l’activité physique !

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