Collège et lycée à domicile, études supérieures à distance : la récente décision de fermer écoles, universités et plus généralement les lieux où l’on forme la jeunesse de notre pays préfigure-t-elle une nouvelle ère pour l’Education Nationale ? Cette école buissonnière due au coronavirus marque-t-elle un changement de paradigme de la formation ? Probablement pas !

La nécessité d’imposer le confinement de nos concitoyens et la fermeture de la plupart des commerces témoigne en revanche de l’urgence de la situation sanitaire.

Cette interruption de notre quotidien économique, social, professionnel… nous concerne toutes et tous.

Jeunes et vieux, pauvres et riches, stars et anonymes sont logés à la même enseigne. La nano bestiole ne s’encombre guère de détails métaboliques ou sociologiques pour oeuvrer.

Libre à nous de choisir la façon d’y faire face.

Avec une insouciance irresponsable, une angoisse irrationnelle, ou un pragmatisme positif et solidaire.

Coronavirus : le révélateur d’une nature humaine à géométrie variable ?

Il s’est imposé discrètement. Sans faire de vague.

Covid-19 est passé d’un corps à l’autre en attendant patiemment de se développer chez ses hôtes, qu’il a quitté sans crier gare pour s’en aller contaminer ailleurs, de plus en plus vite, de plus en plus largement.

Plus que nos organismes, ce foutu virus a infecté nos existences, fracturé nos mondes intérieurs, souillé nos intimités.

coronavirus personne âgéeIl ne lui a pas suffit de mettre nos vies en danger et de ruiner nos économies, non ! Ce malotruvirus a influencé jusqu’à nos relations avec autrui.

Poignées de mains, embrassades et accolades nous sont dorénavant interdites. Nos aînés, souvent solitaires, contraints à un isolement durable.

Notre inclination pour la digitalisation des contacts ne favorisait pas les manifestations charnelles. Voilà qu’en quelques jours à peine, émois familiaux et amicaux se résumeront à peau de chagrin.

Pire, cette crapule protéique fut si timide que nous ne l’avons pas vu venir.

Tant et si bien que nous avons d’abord douté de ses capacités pourtant avérées de nuisance.

En France, quelques dizaines de cas au début, peu de décès. Une grosse grippe et voilà tout. Nos savants, nos chercheurs, nos laboratoires et nos docteurs finiraient bien pas traquer la chose et l’occire. La Chine ? la Corée ? Contrées lointaines et indolores.

école buissonnièreN’étaient l’augmentation notable des personnes atteintes, les alertes du corps médical et les discours présidentiels, nous serions encore dans les parcs et les jardins à batifoler dans l’herbe grasse d’un dimanche ensoleillé.

Ou agglutinés sur les bords aqueux d’un fleuve ou d’une rivière. C’est selon.

Tandis que ceux-là chantaient et dansaient telles des cigales insouciantes, d’autres, plus fragiles peut-être, plus conscients sans doute, s’inquiétèrent.

De ces inquiétudes incontrôlables qui mènent à l’anxiété parfois.

Supers et hypermarchés furent leurs exutoires.

Pourvus de masques NF EN 14683, voire FFP2 ou FFP3 pour les plus soucieux, ils arpentèrent méticuleusement les rayons encore achalandés des grandes surfaces.

En quête de pâtes… et de papier toilette. Dans mille ans, les sociologues auront du pain sur la planche pour décrypter les us et coutumes de leurs ancêtres en période de pandémie.

Et puis, encore minoritaires il y a quelques jours, les réalistes optimistes complètent ce tableau approximatif.

Les médecins, les infirmiers.ères… bref l’ensemble du personnel soignant compte parmi ces êtres dont la lucidité n’a d’égale que l’abnégation.

Leur optimisme ? Il a grandi avec la prise de conscience du politique. Laquelle, bien qu’un tantinet tardive, a fini par se manifester récemment et débouché sur des décisions à la hauteur de l’enjeu.

Disons-le sans modestie aucune, les Conseillères et les Conseillers Tonavenir partagent ce réalisme teinté d’espoir.

Non pas qu’elles et ils minimisent l’impact du perfide avorton, mais les femmes et les hommes du réseau veulent croire que cette sombre parenthèse n’a pas vocation à durer.

Alors elles et ils continueront à aider les collégiens, les lycéens et les étudiants à trouver leur voie.

Elles et ils transformeront ce temps contraint en une opportunité de réflexion accrue. Ce temps présent et précieux dont on déleste la jeunesse tout en exigeant d’elle qu’elle se déniche fissa un avenir professionnel.

Sélectionner comme dans une brochure de tour opérateur ses enseignements de spécialité dès la seconde puis sa formation post-bac en terminale n’est pas une mince affaire. Ce n’est pas un hasard si Tonavenir séduit autant. Voilà pourquoi les Conseillers.ères resteront disponibles.

À défaut de pouvoir les recevoir dans leur cabinet, c’est à distance (via Skype ou Whatsapp) que les familles seront accompagnées dans les semaines qui viennent.

Cette école buissonnière forcée devrait être encore plus productive.

coronavirus et tonavenir