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Notre bilan d’orientation scolaire de l’année

2015 s’achève. Comme s’il fallait faire une synthèse des événements à ne pas oublier parmi la masse pléthorique d’informations diffusée à travers le monde, les médias s’empressent d’établir leurs analyses et compte-rendus respectifs. Société, politique, sports, arts, culture… L’heure est au bilan. Qu’il soit dramatique, souvent, ou joyeux, parfois, le devoir de mémoire semble s’imposer un peu partout. Même le réseau social Facebook s’est employé à récapituler sa vision des 365 jours en passe de se terminer. L’actualité de l’orientation scolaire et de la formation n’a pas été en reste. Nous vous proposons ci-après notre « bilan d’orientation scolaire » 2015 !

Bilan d’orientation scolaire 2015 : sélection de l’actualité qui a marqué cette année…

La refondation de l’école

Promise par François Hollande, effective depuis juillet 2013, la loi pour la refondation de l’école de la république s’inscrit dans l’objectif « de faire de la jeunesse et de l’éducation la priorité de la Nation ».

Vaste programme, noble ambition.

Formation des enseignants, création de postes, prise en compte de la révolution numérique, modification en profondeur des programmes, changements des rythmes scolaires, lutte contre le décrochage à l’école… Objectifs à atteindre et moyens requis pour y parvenir s’entremêlent dans une stratégie si limpide qu’elle requiert quelques infographies colorées pour être mieux appréhendée.

Malgré la concertation organisée, malgré les efforts de simplification et les savantes justifications imaginés par le gouvernement, parents, enseignants, sociologues, philosophes, politiciens… Ont tantôt largement critiqué les choix opérés, tantôt moqué l’efficacité de leur mise en oeuvre. À tel point que pour certains, les reculs du ministère de l’éducation ruinent les fondements même des réformes souhaitées. À se demander si l’audace affichée d’emblée et qui devait accompagner cette « refondation » n’a pas en réalité cédé la place à une sorte de résignation synonyme d’un plus modeste aménagement de l’existant ?

Sources :

Polytechnique : la « pantoufle » retrouve chaussure à son pied !

Le Conseil d’État avait dit non en février 2015 pour des raisons juridiques. En mai dernier, le gouvernement en a décidé autrement et publié au Journal Officiel le décret d’application qui réforme le régime dit de la « pantoufle ». Du nom de cette somme d’argent (entre 21.000 et 31.000 euros) versée par la célèbre école militaire aux élèves-polytechniciens et que ceux-ci devront rembourser s’ils ne travaillent pas pour l’état pendant 10 ans, comme c’était le cas jusqu’en 1970.

Accès post-bac, fusion avec d’autres établissements au sein de l’université Paris-Saclay, création d’un internat pour les Boursiers, suppression du classement de sortie… Le rapport de l’économiste et ancien patron d’Air France Bernard Attali relatif à la prestigieuse institution préconise d’autres changements qui devraient être étudiés l’année prochaine.

Sources :

Changement aussi à l’ENA

Décidément, les établissements formant les élites de la nation sont sur la sellette. Polytechnique n’est pas la seule à avoir été touchée par les réformes visant à rétablir ce surplus d’égalité que prône l’actuelle Ministre de l’éducation nationale.

Dès janvier 2016, l’ENA, la célèbre École Nationale d’Administration, simplifiera l’accès à ses concours d’entrée, intégrera de nouvelles formes d’évaluation des étudiants au cours de leur scolarité et supprimera un certain nombre de références aujourd’hui en application (épreuves écrites de langue étrangère…).

Bien que née à la fin de la seconde guerre mondiale dans la perspective de démocratiser l’accès à la Fonction publique, la brillante septuagénaire a bénéficié d’un lifting pour coller à ses ambitions originelles. Des ambitions dont certains prétendent qu’elle n’a jamais cessé de s’éloigner depuis sa création.

Sources :

« L’état de l’école »

Comme chaque année depuis 25 ans, le Ministère de l’éducation nationale livre dans une publication datée d’octobre quelques éléments statistiques destinés à « apprécier les politiques mises en œuvre ».

Parmi la trentaine d’indicateurs mis en lumière, on notera :

  • Avec près de 150 milliards d’euros dépensés en 2014, le coût de l’éducation a quasiment été multiplié par 2 depuis 1980.
  • Un étudiant coûte près de 11.600 euros par an à la collectivité; soit 45% de plus qu’il y a 35 ans.
  • Après avoir progressé jusqu’en 1985, la scolarisation des jeunes français de moins de 30 ans est stable et dépasse à peine 18 années d’étude.
  • Alors qu’ils étaient près de 60% il y a quinze ans, aujourd’hui à peine plus de 50% des titulaires d’un Baccalauréat général entrent à l’université.
  • Les lycées professionnels enregistrent les plus forts taux de violence et d’absentéisme de l’hexagone.
  • La proportion de jeunes au chômage est inversement proportionnelle au niveau d’étude : 11,5% des titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur, contre plus de la moitié pour les jeunes non diplômés ou ayant obtenu leur brevet.
  • Les filles obtiennent majoritairement un Bac général et sont aussi plus diplômées que les garçons.

Source :

Les stagiaires enfin mieux protégés.

Ils sont plus d’1,5 million en France et le combat mené par certains collectifs pour les protéger datent d’une bonne décennie. Ils ? Ce sont les stagiaires. Ces travailleurs de l’ombre, ces jeunes étudiants corvéables à merci que bon nombre d’entreprises, petites et grandes, exploitaient sans vergogne en l’absence d’un cadre législatif plus protecteur. C’est désormais chose faite. Les décrets de la loi promulguée en juillet 2014 ont été ou sont en passe d’être appliqués. Aux premiers rangs des changements obtenus, on peut citer :

  • la compensation financière a été à nouveau augmentée en septembre dernier; elle atteint 15 % du plafond horaire de la sécurité sociale, soit 3,60 euros de l’heure (non imposables)
  • les patrons d’entreprises de plus de 19 salariés pourront « embaucher » des stagiaires à hauteur de 15% de leur effectif; en dessous de 20 salariés, pas plus de 3 stagiaires
  • le contrat de stage ne dépassera pas les 6 mois par entreprise et aucune dérogation ne sera accordée à compter de 2016.

Source : L’encadrement des stages

Touche pas à ma bourse !

Elle avait été supprimée par le gouvernement. Mais le Conseil d’État, suite à la plainte du collectif « Touche pas à ma bourse je la mérite », avait suspendu la décision arguant d’un doute juridique quant à sa légalité. Elle a été discrètement reconduite en début d’année pour les bacheliers 2014 et 2015.

La bourse au mérite est octroyée aux élèves qui obtiennent au minimum 16/20 de moyenne. Elle concerne plusieurs milliers d’étudiants chaque année qui peuvent compter sur un pécule de 1.800 euros qui leur est versé sur 9 mois.

Source : article du Monde

tonavenir.net a le vent en poupe

Ce « bilan d’orientation scolaire » de l’année 2015 ne pouvait s’achever sans un tour d’horizon des moments qui ont jalonné l’essor du réseau tonavenir.net, grâce à la confiance que vous êtes toujours plus nombreux à nous accorder.

  • Comme les années précédentes, les Conseillers d’orientation scolaire tonavenir.net obtiennent 100% d’élèves inscrits dans le cadre du Pass Inscription APB,
  • Vous avez été plus de 1.000 familles à nous confier les problématiques d’orientation de vos enfants,
  • Nous sommes heureux de découvrir dans les dizaines de témoignages que vous nous adressez que notre accompagnement a porté ses fruits,
  • Les retombées médias et le récent partenariat noué avec Studyrama nous confortent dans l’idée que nous sommes sur la bonne voie,
  • Vous êtes chaque mois plus nombreux à suivre l’actualité de ce blog et les récits d’expériences des Conseillers.

Rendez-vous en 2016 !

Nous vous souhaitons une merveilleuse année.

2018-06-13T21:16:54+00:00