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Formation d’ingénieur Sup’Biotech : les Biotechnologies constituent l’ADN de l’école

8 Oct 2021 | Une école à découvrir

Né en 2003 sous l’impulsion du groupe IONIS, Sup’Biotech forme ses étudiants aux Sciences du Vivant et aux Biotechnologies sur ses campus de Paris et de Lyon.

L’Institut Supérieur des Biotechnologies de Paris (ISBP) voit le jour l’année où la Chine annonce l’existence d’une épidémie de SRAS et que se tient à Milan la 9ème conférence des parties sur le climat.

Deux événements qui au regard de la situation près de 20 ans plus tard raisonnent comme l’écho d’un monde annoncé.

Biotechnologies : l’application de la science et de la technologie à des organismes vivants, de même qu’à ses composantes, produits et modélisations, pour modifier des matériaux vivants ou non-vivants aux fins de la production de connaissances, de biens et de services.

OCDE

femmes ingénieures

Biotechnologies : les couleurs de l’innovation

Biotechnologies. Inventé par l’ingénieur agronome hongrois Karl Ereky dans les années 1920, le terme inquiète aujourd’hui autant qu’il enthousiasme.

Les Biotechnologies modernes s’intéressent aux micro-organismes et plus encore aux bactéries, virus, cellules… qu’ils portent ou peuvent porter. Elles affectionnent donc l’ADN du Vivant (plantes, animaux, cellules…), qu’elles tendent à modifier pour le plus grand bénéfice de l’humanité et de la planète.

De la fermentation pratiquée dans l’Ancienne Egypte à la thérapie génique en passant par les micro-organismes découverts par Pasteur, les Biotechnologies prospèrent depuis que l’Homme transforme le monde vivant pour adoucir son quotidien.

Être un·e ingénieur·e en Biotechnologies, c’est prendre conscience des dangers qui pèsent encore sur l’humanité, mais également se projeter sur l’avenir en anticipant les nouvelles innovations qui n’auront de cesse d’améliorer le quotidien de l’Homme.

Vanessa Proux • Directrice Générale de Sup’Biotech

Santé & bien-être, Environnement, Agroalimentaire, Energie, Cosmétique… rares sont les secteurs qui, depuis une trentaine d’années, n’ont pas recours aux progrès que peuvent offrir les biotechs.

Traitements et médicaments contre les maladies incurables, amélioration de la sécurité alimentaire, lutte contre la pollution, fabrication de biocarburants… sont autant d’applications concrètes des Biotechnologies.

Les 5 couleurs de classification des Biotechnologies :

  • Biotechnologies jaunes pour la protection de l’environnement et le traitement ou l’élimination des pollutions,
  • Biotechnologies vertes pour l’agriculture et l’alimentation des biomatériaux et de l’énergie,
  • Les Biotechnologies bleues développent des produits en liaison avec la biodiversité marine : santé, cosmétique, aquaculture, agro-alimentaire,
  • Les Biotechnologies blanches pour l’industrie (remplacement de la chimie par la biologie),
  • Les Biotechnologies rouges pour la santé.
étudiants devant microscope
cours sup'biotech

Sup’Biotech propose une formation d’ingénieur en Biotechnologies

Accessible via le concours Advance sur Parcoursup dès la terminale, la formation d’ingénieur en Biotechnologies de Sup’Biotech est un diplôme en 5 ans de niveau Master. Il est reconnu par l’Etat et habilité par la CTI.

À Sup’Biotech, la formation d’ingénieur en Biotechnologies se déroule en 2 temps :

  1. un cycle préparatoire et généraliste de 2 ans pour l’acquisition de fondamentaux gages d’autonomie (Sciences expérimentales et économiques, pratique, culture, entreprise…) et susceptible d’être suivi intégralement en anglais,
  2. un cycle ingénieur de 3 ans, qui va permettre à l’étudiant de se spécialiser dans l’un des 5 secteurs en Biotechnologies proposés : Santé, Cosmétique, Environnement, Agroalimentaire ou Bioinformatique.

Sup’Biotech forme des ingénieurs opérationnels

Apprentissage méthodologique, projets « rushs » et « fils rouges », Sup’Biotech Innovation Project, expériences internationales, stages en entreprises… dès la 1ère année, les étudiants de Sup’Biotech sont confrontés à la réalité du management de projets.

La pédagogie innovante de Sup’Biotech laisse une part très importante aux projets menés par les étudiant·e·s. Par leur travail de groupe et un suivi personnalisé, ces étudiant·e·s progressent pas à pas tout au long des 5 années d’études.
Approche Projet Sup’Biotech

3 étudiants ingénieur sup'biotech
étudiants supbiotech

Bachelor en Biotechnologies

Sup’Biotech a ouvert cet automne un Bachelor sur le campus parisien (procédure hors Parcoursup), pour former des profils intermédiaires qui feront le lien entre les ingénieurs et les techniciens. Des profils de cadres, assistants ingénieurs, qui comprennent le terrain et savent intégrer les objectifs du projet.

SUP’BIOTECH : L’ENTRETIEN DÉCOUVERTE

Vanessa Proux, Directrice Générale de Sup’Biotech, et Alexandre Devernay, étudiant en 5e année (Majeure Marketing), ont accepté de répondre à nos questions.

cours ingénieur supbiotech

picto tonavenirComment expliquer ce que sont les Biotechnologies à un élève de terminale qui s’interroge sur son futur parcours étudiant​ ?

directrice sup'biotechVANESSA PROUX • J’expliquerais à cet élève de terminale que les Biotechnologies représentent la valorisation de tout le monde vivant pour répondre à des besoins de notre quotidien.

Le monde vivant va de ce qu’on voit : les animaux, les plantes à ce qu’on ne voit pas : le monde invisible et microscopique, les bactéries, les levures, les biomolécules qui nous composent : les protéines, les sucres, les acides nucléiques et toutes les petites réactions chimiques qui ont lieu au sein des êtres vivants.

Aujourd’hui nous avons suffisamment de connaissances et de techniques pour valoriser et s’inspirer du monde vivant pour développer des nouveaux traitements, médicaments, vaccins.

La triste crise sanitaire que nous venons de traverser nous l’a bien montré.

Les Biotechnologies nous ont permis d’apporter des solutions en termes de diagnostic et de vaccination.

Avec les Biotechnologies nous allons aussi pouvoir développer de nouveaux aliments, par exemple de nouveaux yaourts issus des fermentations, de nouvelles boissons.

Nous pouvons également mettre en place des solutions pour traiter des eaux usées avec des bactéries qui digèrent les déchets de l’eau ou encore développer des produits cosmétiques avec des biomolécules.

Finalement avec les Biotechnologies nous pouvons faire beaucoup de choses.

Et elles répondent à nos besoins primaires : se nourrir, rester en bonne santé, se soigner et évoluer dans un environnement le plus sain possible..

picto tonavenirQuels sont les enseignements de spécialités à privilégier pour intégrer Sup’Biotech ?

Pour intégrer Sup’Biotech il y a plusieurs enseignements que nous pouvons recommander. Nous rappelons que nous sommes une école d’ingénieurs et que pour intégrer une école d’ingénieurs il est nécessaire d’avoir des prérequis scientifiques.

En classe de première nous recommandons le triptyque mathématiques, physique-chimie et SVT.
Mais vous ne pouvez pas garder les trois en terminale.

En terminale, nous pouvons alors recommander l’une de ces 3 combinaisons :

  1. physique-chimie/SVT (et dans ce cas nous recommandons très fortement de prendre l’option mathématiques complémentaires),
  2. Mathématiques /SVT
  3. Mathématiques/Physique-Chimie

Pour que chacun ait des chances égales de suivre notre cursus, nous avons prévu des cours de remise à niveau pour ceux qui arrêtent l’une des 3 spécialités recommandées de 1ère en terminale.

Nous avons développé des programmes complémentaires pour faciliter l’accès des nouveaux bacheliers à notre école d’ingénieurs.

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picto tonavenirIl existe à l’école 5 majeures professionnelles et 7 mineures sectorielles et de nombreux métiers envisageables à l’issue de la formation d’ingénieur : comment aidez-vous les étudiants à faire leur choix​ ?

Il y a des élèves qui dès qu’ils arrivent à Sup’Biotech savent déjà où ils veulent aller et d’autres qui s’intéressent aux Biotechnologies tous secteurs et se donnent un peu de temps pour faire leur choix.

Lorsqu’arrive la 3ème année, l’étudiant doit penser plus sérieusement à quelle majeure l’intéresse.

Au cours de la 3ème année les majeures et mineures sont présentées aux étudiants par des élèves mais aussi par les responsables des options. Ces présentations vont permettre d’en savoir plus sur les matières suivies dans les majeures et mineures, les compétences visées et les types de métiers existants.

Les majeures sont présentées au travers d’électifs ; bioproduction & qualité, recherche et développement et marketing & management des produits. Deux majeures supplémentaires réalisées en partenariat avec l’Esme Sudria : Robotique médicale et Biotechnologie numérique sont également proposées aux élèves.

Si un élève est en grande hésitation entre deux options, le directeur pédagogique peut le conseiller.
Il est aussi possible de changer de majeure ou de mineure car le diplôme de Sup’Biotech est un seul et même diplôme quel que soit le choix de majeure et mineure, qui ne cloisonne pas. Ce sont plutôt les stages et les projets qui orientent la carrière de l’étudiant

picto tonavenirLa pandémie a-t-elle affecté d’une façon ou d’une autre l’organisation de Sup’Biotech (modalités d’apprentissage, stages en entreprise, expériences internationales, vie d’étudiant ?

La pandémie a bouleversé nos vies et nos activités. Mais par chance nous étions préparés à passer en distanciel puisque nous étions équipés de logiciels spécifiques.

Pour les Travaux pratiques pendant le premier confinement très strict, nous avons proposé des séances de travaux dirigés alternatifs en travaillant sur des résultats expérimentaux déjà connus et qui ont pu se faire en distanciel.

Les stages, ont quant à eux été maintenus, beaucoup en télétravail mais certaines entreprises avaient des dérogations pour permettre à leur personnel de venir, les sites de production notamment.

En ce qui concerne l’international, c’est une des activités qui a été la plus perturbée.

Lors du premier confinement nous n’avions personne à l’étranger et donc personne à rapatrier. Par contre nous avions choisi de décaler la mobilité prévue en automne au printemps suivant. Or la pandémie a duré et nous avons eu des problématiques à gérer : nous nous sommes intéressés à chaque élève en individuel. Souhaitait-il ou non partir malgré la pandémie ?

Certains sont partis d’autres sont restés chez eux et ont suivi les cours en distanciel. Nous avons permis à chacun d’avoir une expérience à l’étranger personnalisée.

Enfin, c’est certainement la vie associative qui a été la plus impactée car les événements étudiants présentiels ont été suspendus. Il y a eu des initiatives d’événement en distanciel mais avec des interactions sociales limitées.

picto tonavenirVous avez lancé en septembre le Bachelor en Biotechnologies. Pour quelles raisons l’avez-vous créé ?

Nous avons ouvert une nouvelle formation à Bac+3 très professionnalisante : le Bachelor en Biotechnologies.

Nous l’avons créé car le marché des entreprises était en demande de profils très opérationnels et très techniques qui peuvent occuper des postes intermédiaires de chargés de projets.

Nous avons eu accès à l’observatoire des métiers du LEEM (l’organisation professionnelle des entreprises du médicament opérant en France).

Nous avons également réalisé un observatoire des métiers avec l’IPSOS il y deux ans qui montrait des besoins à Bac+3 et nous avons également réalisé notre propre étude de faisabilité auprès d’un panel d’entreprises partenaires qui a confirmé l’intérêt pour des profils à Bac+3.

La formation du Bachelor est orientée moitié enseignement, moitié projets et pratique avec l’objectif de former des profils actifs en lien avec le marché du travail.

Nous avons identifié 3 parcours en 3ème année pour donner des compétences spécifiques aux étudiants : bio procédé, formulation et biologie numérique.

étudiants supbio'tech en train de déjeuner

picto tonavenirQuels ont été les points forts de la formation d’ingénieur suivie à Sup’Biotech ? Certaines choses mériteraient-elles selon vous des aménagements ou des améliorations​ ?

étudiant sup'biotechALEXANDRE DEVERNAY • Les points forts de la formation d’ingénieur sont tout d’abord les enseignements dispensés en anglais : l’immersion est totale lors des cours, td et te. Cela nous permet de garder un bon niveau d’anglais, tout en perfectionnant notre vocabulaire technique.

De plus, les professeurs et intervenants sont des professionnels, travaillant chacun dans la discipline qu’ils nous enseignent, assurant qualité et actualité.

picto tonavenirQuelles répercussions la pandémie a-t-elle eu sur votre vie d’étudiant ?

Cette crise d’un an et demi a bousculé grandement notre vie d’étudiant. La disparition des cours en présentiel, de la vie associative et les soirées étudiantes fut rude pour la plupart des étudiants. D’un autre côté, il a fallu nous adapter à de nouveaux formats d’enseignement, enrichissant nos capacités.

picto tonavenirVous avez choisi la spécialisation « Marketing & Management des produits » parmi les 5 majeures proposées par Sup’Biotech : qu’envisagez-vous de faire à l’issue de votre formation​ ?

Personnellement, cette double facette ingénieur et marketing m’a toujours plu et attiré.

C’est pourquoi j’ai décidé de mixer ces deux disciplines en me dirigeant vers le marketing et l’événementiel des Biotechnologies, afin de pourvoir communiquer à grande échelle sur les innovations et les découvertes de ce domaine qui me passionne.

Je vais tenter de trouver un poste dans l’événementiel ou faire une formation complémentaire afin de me spécialiser davantage.

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Sophie Laborde-Balen