En France, il existe plus d’une centaine de formations au métier de journaliste. Née en 2004, l’EFJ diffère néanmoins de ses consoeurs. L’École Française de Journalisme revendique une approche à la fois résolument en phase avec les évolutions technologiques en cours et soucieuse de former des journalistes compétents.

Depuis 2013, le diplôme de « journaliste plurimédia » de l’EFJ est inscrit au Répertoire National des Certifications Professionnelles (certification professionnelle de niveau II).

Le journalisme de demain se construit aujourd’hui !

Depuis une vingtaine d’années, deux tendances majeures ont modifié la façon dont un journaliste est conduit à recueillir, à vérifier et à retranscrire un fait :

  1. Transformation des moyens disponibles pour traiter et diffuser l’information : smartphones, Internet, haut débit… l’essor exponentiel et la démocratisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication ont considérablement accru les possibilités de captation et de diffusion des contenus (textes, sons, images). Cette révolution digitale a coïncidé avec la naissance des réseaux sociaux, des médias en ligne, des plateformes de diffusion vidéo… et transformé radicalement la façon dont les citoyens consomment et pour certains produisent de l’information.
  2. L’impératif de vitesse de transmission de l’information : conséquence de cette accélération des possibilités technologiques offertes, le parti-pris d’immédiateté de l’information est devenu la règle pour de nombreux acteurs.

journalisme 2.0Corrélées, ces deux tendances finissent parfois par se confondre.

Lorsqu’elles diffusent une actualité en direct sans autre filtre que celui du commentaire qui accompagne les images retransmises, les chaînes d’informations en continu pratiquent-elles encore du journalisme ?

Par ailleurs, chacun peut aujourd’hui exploiter les nouveaux outils numériques à sa disposition pour commenter une information et la diffuser, et ce faisant, s’improviser journaliste.

Il s’avère donc nécessaire de revenir aux fondamentaux d’un journalisme rigoureux et éthique.

EFJ : maîtriser les nouveaux outils numériques sans renier les pré-requis du journalisme

Consciente de ces enjeux, l’EFJ est parvenue à concilier pragmatisme digital et exigences journalistiques.

L’école du groupe EDH s’attache à former ses étudiants aux nouveaux usages de traitement de l’information (médias sociaux, journalisme mobile (MoJo), publications pour le Web, fact-checking…), autant qu’à leur enseigner les basiques du « récit » journalistique (rédactionnel, audio/vidéo, enquête, pratique du terrain…) avec un souci d’indépendance et de vérification de l’information.

EFJ formation de journalisteDans cette perspective, l’EFJ s’est dotée de moyens adaptés :

  • Un équipement performant (matériel informatique, salle de rédaction, studio de production audiovisuelle…),
  • Des partenariats professionnels (stages, conférences, rencontres avec les médias, ateliers encadrés par un journaliste…)
  • Un maximum de 40 étudiants par promotion et de 20 étudiants par atelier.

L’EFJ délivre un Bachelor certifié par l’Etat

Accessible sur concours dès la classe de terminale (toutes séries), l’EFJ délivre un diplôme en 3 ans permettant d’exercer le métier de « journaliste plurimédia ».

Prochain concours le 15 juillet 2019

La formation, ouverte aux bacheliers, est dispensée sur les campus de Paris ou de Bordeaux et s’articule autour d’enseignements théoriques et de nombreuses mises en pratique.

De la 1ère à la 3e année, les programmes intègrent 6 volets complémentaires et obligatoires qui mènent à des métiers aussi différents que Journaliste sportif, Rédacteur de presse, Journaliste reporter, Community manager… :

  1. Fondamentaux du journalisme
  2. Outils web et numérique
  3. Production éditoriale
  4. Projet professionnel
  5. Spécialisations à choisir parmi 4 métiers et 4 médias
  6. Stage en France ou à l’international (de 2 à 6 mois selon les années)

EFJ : L’ENTRETIEN DÉCOUVERTE

Jacques Rosselin, Directeur de l’EFJ, et Camille Carrara, étudiante en 3e année au sein de l’école, ont accepté de répondre à nos questions.

se former au journalisme à l'efj

Contrairement à d’autres écoles qui proposent une spécialisation de Master, l’EFJ a préféré intégrer 8 spécialisations métiers au cours des 3 ans de sa formation. Pourquoi ?

Jacques Rosselin directeur EFJJacques Rosselin • L’EFJ est une école professionnalisante post-bac qui délivre un diplôme certifié de journaliste plurimédia en 3 ans.

Notre priorité est de faciliter au maximum l’insertion de nos étudiants dans ce secteur qui les fait rêver.

Pour cela, nous privilégions la polyvalence et les compétences technologiques.

Autrement dit, nos étudiants doivent connaître tous les médias et être bon sur le numérique.

Ce sont les deux atouts pour s’insérer rapidement dans le métier. Mais en fin de deuxième année, nous leur permettons de travailler plusieurs semaines sur les médias qui les attirent le plus.

De quelle façon aidez-vous les étudiants indécis à opter pour telle ou telle spécialisation ?

Tout au long de leur cursus, les étudiants sont en contact avec le monde professionnel.

Au travers des profs d’abord, qui sont tous des journalistes en activité, des stages bien sûr, des visites de médias mais aussi des manifestations professionnelles, en France et à l’étranger, auxquelles nous avons le privilège d’être invités et des partenariats médias tout au long de l’année.

Peu à peu, ils d’orientent eux-mêmes vers le média qu’ils préfèrent.

L’anglais est devenu incontournable pour exercer le métier de journaliste. Quelle importance accordez-vous à l’enseignement de cette matière durant les 3 ans de la formation ?

L’EFJ a le regard tourné vers l’étranger. Nous encourageons beaucoup les étudiants à partir pour couvrir des manifestations comme celle du GEN ou de la WAN, les grandes organisations internationales de journalistes et de médias, à partir en stage ou à poursuivre des études à l’étranger.

Un futur journaliste doit impérativement comprendre ce que racontent les médias en anglais et doivent également pouvoir interviewer dans cette langue.

Certains métiers (Journaliste ou rédacteur web, Front-page Editor…) requièrent des connaissances en référencement naturel (SEO). Abordez-vous ce sujet au cours de la formation ?

Oui. Il est essentiel de maîtriser les nouvelles technologies qui sont désormais le quotidien des nouveaux journalistes.

Comprendre comment développer son audience, être capable de taper quelques lignes de code, cela peut sembler loin du métier de journaliste et pourtant… un bon journaliste aujourd’hui doit aussi être un peu geek.

Ces types de sujet sont chaque année renforcés dans nos programmes, parallèlement au fondamentaux du journalisme comme l’écriture ou l’investigation.

Bien qu’elle se soit vue délivrer dès 2013 le titre RNCP de niveau II par le ministère du Travail, l’EFJ ne fait pas encore partie des 14 écoles « reconnues » selon les critères de la convention collective des journalistes. Pour quelles raisons ? Pourquoi ne pas faire acte de candidature ?

C’est une possibilité, nous y réfléchissons. Mais nos priorités sont nos étudiants et le contenu des programmes que nous leur proposons. Ils doivent pouvoir s’adapter vite à une profession qui change à un rythme accéléré.

La convention collective des journalistes garantit la qualité grâce à ses critères, c’est vrai, mais nous devons anticiper constamment, veiller à rester souples pour nous adapter à un marché de travail en mutation permanente.

En quoi l’EFJ est-elle « plus indépendante que les écoles traditionnelles » ?

Nous avons moins de contraintes dans la conception de nos programmes, dans la mise en œuvre de partenariats avec des médias ou des organisations professionnelles.

Nous sommes une école « à taille humaine », avec des petits groupes qui travaillent en atelier.

L’EFJ est plus indépendante mais surtout plus souple, plus réactive, plus agile … comme nos étudiants en somme !

formation journaliste efj

Il existe en France de nombreuses formations de journaliste. Pourquoi avoir choisi l’EFJ ? Êtes-vous satisfaite de votre choix ?

Camille étudiante EFJCamille Carrara • J’ai choisi l’EFJ car je souhaitais intégrer une école à taille humaine, qui apporte un encadrement plus proche qu’en université.

De plus ce qui m’a attirée à l’EFJ, comparé aux autres écoles de journalisme, c’était son ouverture aux nouveaux médias ainsi qu’aux nouvelles formes et techniques de diffusion de l’information.

Vers quel métier de journaliste vous destinez-vous et pourquoi ?

A l’avenir j’aimerais écrire et participer à la réalisation de documentaires sur des faits divers ou des sujets de société. J’aime raconter des histoires, rencontrer des gens et participer à la diffusion de leur histoire, message ou combat.

Où avez-vous effectué vos stages de 1ère année, 2e année et 3e année ? En quoi vous ont-ils été utiles ?

J’ai effectué trois stages très différents. Le premier à TéléParis où j’occupais le poste de journaliste enquêtrice pour l’émission « Victime » diffusée sur RMC découverte.

Ensuite, en deuxième année, je suis partie en Haute Savoie créer une télévision régionale. J’ai pu alors toucher à tous les métiers de la télévision : réalisation, enquête, tournage, montage et même community management.

Pour ma dernière année je suis actuellement journaliste DESK et plateau pour l’émission « La Quotidienne » sur France 5.

Ces stages m’ont été utile car ils m’ont permis d’approfondir mes connaissances acquises à l’école. J’ai pu grandir professionnellement et humainement.