Les réponses recueillies dans le cadre de ce second baromètre de l’orientation au lycée affichent une constance qui contraste avec la valse des successions opérées au Ministère de l’Éducation nationale depuis juin 2024.
Parcoursup reste un sujet d’inquiétude pour plus de 80% des familles (contre 78,6% en 2025), l’orientation est un sujet abordée par 75% d’entre elles (79,7% en 2025) et 66% pointent un manque d’accompagnement s’agissant des choix d’orientation (69% en 2025).
Dans ce contexte un tantinet anxiogène, le recours à un Conseiller ou un coach en orientation privé reste une solution utilisée ou envisagée pour 33,4% des familles (33,1% en 2025).
Méthodologie
• Questionnaire anonyme envoyé par emailing auprès de 63.000 contacts (base Studyrama)
• Familles ayant au moins 1 enfant scolarisé au lycée
• 736 réponses au questionnaire
Le Baromètre 2026 de l’orientation au lycée en détails
Les résultats de ce second Baromètre de l’orientation au lycée mis en oeuvre par Tonavenir/Studyrama diffèrent peu de ceux obtenus par d’autres acteurs de l’éducation*.
Ils révèlent questionnements quant aux choix des métiers et des formations post-bac à privilégier, inquiétude lors des inscriptions à effectuer sur Parcoursup, fort intérêt pour le sujet de l’orientation, insuffisance de conseil et émergence du Conseil en orientation privé en tant qu’alternative.
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Globalement, 8 parents sur 10 estiment que l’orientation au lycée est un facteur de stress, de pression, d’anxiété et/ou d’opacité.
* Sondage Opinion Way / Edumapper de juin 2025 : Les jeunes et l’orientation scolaire et professionnelle
* Enquête de l’Apel d’octobre 2025
Que vous inspirent ces tendances ?
Ces résultats ne me surprennent pas. Parcoursup reste une vraie source de stress pour beaucoup de familles, et le manque d’accompagnement se fait encore sentir. Dans ce contexte, faire appel à un conseiller en orientation privé devient naturellement un appui rassurant pour y voir plus clair et avancer plus sereinement.
Jean-Marc Sichi • Conseiller en orientation Tonavenir à Marseille
Les choix professionnels et d’études supérieures ne sont définis précisément que par 1/4 des lycéens
Quel métier ? Quelle formation ? Les lycéens interrogés demeurent indécis.
Ils sont respectivement 74,9% (vs 75,2% en 2025) et 76,3% (75,6% en 2025) à ne pas avoir d’idées précises du métier qu’ils exerceront plus tard et de la formation post-bac qu’ils aimeraient suivre.
Dans un monde idéal, il faudrait leur laisser davantage de temps, choisir les spécialités à 16 ans c’est compliqué…savoir ce qu’il y a derrière un intitulé de métier, c’est compliqué…
Réponse Baromètre 2026 • Testimonial parent
Moins de 2 familles sur 10 abordent Parcoursup sereinement
Alors que la session 2025/2026 de Parcoursup a ouvert ses portes, plus de 80% des familles (contre 78,6% en 2025) appréhendent la perspective des inscriptions sur la plateforme officielle.
Certaines des évolutions opérées chaque année ne devraient pas émousser ce sentiment : la phase de formulation des voeux a été écourtée (54 jours vs 58 en 2025 et 57 en 2024), la phase principale d’admission aussi (40 jours vs 44 en 2024), près d’un millier de formations a été ajouté par rapport à 2024, la forte sélectivité de certaines formations en tension (médecine, BTS…) est source d’inégalités territoriales…
Les craintes des familles s’inscrivent plus globalement dans un système qui fait du contrôle continu une « matière première du tri », comme le souligne Bernard Desclaux, ancien directeur de CIO.
On a longtemps cru que la note servait à rendre compte des apprentissages. Avec la généralisation du contrôle continu et l’installation de dispositifs d’affectation automatisés, elle devient la matière première d’un immense travail de tri. Derrière chaque moyenne affichée sur un bulletin, il y a désormais des barèmes, des circulaires et des algorithmes qui transforment ces chiffres en trajectoires scolaires.
Des améliorations ont néanmoins été apportées cette année sur Parcoursup : chaque formation bénéficie d’un descriptif enrichi (profil des candidats admis d’une année sur l’autre, statistiques sur les débouchés…), il existe un simulateur en ligne pour se familiariser avec la plateforme et un outil de comparaison des formations…
Orientation : en parler à défaut d’être suffisamment conseillé !
La très grande majorité des familles continue à aborder le sujet de l’orientation scolaire avec leurs enfants. Plus de 75% en parle souvent (contre 79,7% en 2025), près de 24% parfois (19,4%).
Le sentiment d’un manque suffisant d’accompagnement perdure aussi, même s’il a tendance à s’estomper légèrement : 66,3% contre 69% en 2025.
Et quand on demande aux parents ce que font leurs enfants quand ils s’interrogent sur leur orientation, un métier ou une formation, la solution des recherches sur Internet ou sur les réseaux sociaux apparaît dans plus de 74% des réponses données. Alors que la sollicitation du lycée ne s’avère une solution que dans 14% des cas.
Conséquence avérées ou pas de ce déficit de conseil, certaines familles s’organisent. Elles auraient de plus en plus recours à une approche stratégique de l’orientation, susceptible d’offrir plus de choix aux élèves.
Dans le cadre d’une étude visant à évaluer les écarts de rangs des candidats entre le classement réalisé par les formations et l’ordre d’appel final sur Parcoursup, l’Institut de recherche sur l’éducation de l’Université de Bourgogne notait ainsi qu’opter pour des combinaisons de spécialités telles que maths-physique-SVT offraient un choix élargi de formations.
Le Conseiller privé en orientation : une solution parmi d’autres ?
Lorsque le réseau Tonavenir est né, en 2009, les alternatives aux PsyEN étaient aussi clairsemées que les fautes à une dictée de Mérimée sont légion.
Depuis, solutions et ressources ont vu le jour. En l’espace de 16 ans, quelques-unes perdurent tant bien que mal ou ont disparu, quand d’autres, propulsant l’intelligence artificielle au rang d’antidote infaillible adapté aux errements des familles, sont nées.
Oubliant qu’à l’instar des décisions algorithmiques effectuées par Parcoursup, une IA, aussi sophistiquée soit-elle, n’est pas ou ne devrait pas être en capacité de déterminer l’avenir d’un jeune. A fortiori s’il est seul face à elle.
Un conseiller d’orientation qui guiderait réellement mon enfant dans la validation et la mise en place de son projet professionnel.
Réponse Baromètre 2026 • Testimonial parent
De nombreux parents l’ont compris. Ils préfèrent confier leurs enfants à un Conseiller ou un coach en orientation privé qui exploite les outils digitaux à sa disposition comme un support, non comme la panacée.
La longévité du réseau fondé par Sophie Laborde-Balen tient à ce parti-pris d’humanité, que la technologie n’a pour unique dessein que de compléter.
Dans un monde idéal, que faudrait-il pour faciliter les choix d’orientation de votre enfant ?
Une sélection des témoignages qui émergent…
« Organiser des vrais forum de métiers avec des intervenants qui parlent de métier au quotidien – complément indispensable aux forum étudiants qui sont uniquement axés sur les formations- le choix d’une formation n’est pas une fin en soi mais est un moyen pour atteindre l’objectif qui est le métier – si on n’a pas l’objectif , impossible de trouver le chemin. »
« Retirer Parcoursup et laisser les jeunes se présenter la où ils le souhaitent. Ne pas laisser des algorithmes décider de leur avenir. »
« Un suivi personnalisé que l’école ne fait pas. »
« De véritables conseillers en orientation au lycée qui viennent des organismes privés et qui connaissent le monde du travail. Les fonctionnaires de l’éducation nationale sont pratiquement incompétents dans la matière. »
« Supprimer les spécialités !! Stress majeur pour TOUS les lycéens de notre entourage! Très peu savent ce qu’ils veulent faire et parents et lycéens sont inquiets de faire les mauvais choix. Revenir au lycée à des sections plus générales comme par le passé… bref, arrêter les réformes prises dans des bureaux par des gens qui ne semblent rien connaître à la jeunesse… Ensuite, plus personnaliser les suivis d’orientation des lycéens,
Enfin, organiser la tenue de rencontres avec des jeunes en post-bac, sans la présence d’adultes professionnels (pour bien donner les facettes positives et négatives des formations). »
« Le lycée prévoit l’accompagnement mais c’est un fonctionnement très « Éducation nationale ». Au collège, le conseiller d’orientation a conseillé à ma fille de faire un bac international en internat, juste parce que ses meilleures notes étaient sur les matières anglais et espagnol. Sauf que ma fille se sent scientifique.
Aujourd’hui, je vois qu’elle réfléchit à des spé maths et physique pour le bac, mais sans idée de métier ou de secteur d’activité.
Je reproche à l’accompagnement scolaire de viser du court terme : quelle sera la motivation de ma fille de faire des exercices tarabiscotés de maths si elle ne sait pas à quoi ça lui servira plus tard ? Je suis persuadée qu’un jeune peut bosser fort s’il SAIT intrinsèquement POURQUOI.
Là, c’est juste du placement… Un genre de mercato des jeunes pour tenter de faire de bons chiffres pour la réputation du collège, puis du lycée. »
« Lui laisser le temps de faire ses choix, ses essais et ses erreurs. »












