Devenir dirigeant, être son propre patron, créer sa petite entreprise… L’envie d’entreprendre tient presque de la vocation, révèle souvent un tempérament de leader et constitue parfois une solution à la difficulté de trouver un emploi. Les lycéens et les étudiants ne sont pas les moins enthousiastes lorsque l’hypothèse de l’entrepreneuriat est évoquée. Depuis la rentrée 2014, certains profitent par exemple du statut national d’étudiant-entrepreneur mis en place par le Ministère de l’Éducation nationale pour concilier création d’une activité professionnelle et poursuite de leurs études.

Pourtant, entre le désir de se lancer et le passage à l’acte, le fossé reste large. Selon des chiffres cités par Le Monde, ils ne seraient que 3% à tenter l’aventure contre 25% à se contenter d’en rêver.

Plus récemment, une enquête orchestrée par le Moovjee (Mouvement pour les jeunes et les étudiants entrepreneurs) auprès d’un millier d’étudiants et de futurs bacheliers de la filière professionnelle, concluait que près de 35% d’entre-eux souhaitaient fonder une entreprise, avant leur trentième anniversaire pour la grande majorité. Bien que cette tendance n’ait cessé de décroître depuis 2009 (ils étaient alors 45% à vouloir devenir chef d’entreprise), ces jeunes adeptes de l’entreprenariat sont 10% de plus que l’ensemble des français.

Entreprendre, ça consiste en quoi ?

Pour les jeunes interrogés, être patron c’est avant tout :

  • Avoir de grandes responsabilités
  • Travailler beaucoup
  • Diriger une équipe
  • Prendre des risques

Et quand il sont interrogés sur les atouts nécessaires pour créer son entreprise, ils citent :

  • Avoir de grandes responsabilités
  • Travailler beaucoup
  • Diriger une équipe
  • Prendre des risques

Autre grande surprise de ce baromètre Moovje, les personnes sollicitées voient au-delà de leurs objectifs et de leurs intérêts personnels; pour plus d’un sondé sur deux, la volonté de participer au développement économique de la France est au coeur de leurs préoccupations. Ils sont même près de 2 sur 10 à estimer pouvoir contribuer au rayonnement de leur pays à l’étranger en fondant leur entreprise. Des résultats qui offrent une lueur d’espoir au regard des perceptions moroses et des prétendus aveux de démobilisation de la jeunesse.

Et vous, avez-vous le profil et l’envie de devenir chef d’entreprise ?